Il y a un moment, une fois par mois, où la lune disparaît du ciel.
Pas pour toujours. Mais suffisamment longtemps pour que l’obscurité soit totale.
Une invitation à entrer dans le noir, pour intégrer ce qui vit dans l’ombre et renaître avec la lumière.
Cette nouvelle lune de décembre sera la dernière de l’année. C’est à ce moment que nous nous retrouverons. La nouvelle lune est propice à faire moins… pour voir plus juste. À faire le tri. À revenir à soi. À choisir consciemment ce qu’on veut nourrir et faire grandir en soi.
Et il y a le désert.
Un espace brut, immense, vivant. Un lieu qui enlève le superflu. Là-bas, il n’y a plus le bruit habituel, plus les repères du quotidien, plus grand-chose derrière quoi se cacher. Le désert ralentit tout. Il confronte, apaise, ouvre, révèle. Il te laisse face à toi-même, dans quelque chose de simple, d’essentiel et profondément vrai.
Alors imagine maintenant la rencontre entre les deux.
Le désert. Et la dernière nouvelle lune de l’année.
L’obscurité la plus profonde dans l’un des espaces les plus ouverts qui soient.
Comme une invitation à traverser ce qui demande à mourir, à déposer ce qui pèse encore, et à faire de la place pour ce qui veut émerger.
